Je suis né à Antananarivo en 1986 et j’y vis depuis. Ma passion était, dès le plus jeune âge, le dessin. D’ailleurs, j’ai intégré l’association Tantsary dès son commencement. Puis j’ai travaillé en tant que graphiste (jusqu’à maintenant). Mais au fur et à mesure des circonstances et des orientations, je me suis plutôt intéressé à la photographie.

Malgré mon attraction pour les appareils photos, ce n’est qu’en 2009 que j’ai pu dire haut et fort que ma passion c’est la photographie. J’ai pu m’exercer régulièrement avec un appareil photo qu’à partir de 2012.

J’ai appris partout, dans les clubs, les livres, les ateliers, les rencontres, le travail, les discussions mais ce qui m’a vraiment marqué ce sont les voyages que j’ai entrepris moi même ou avec des photographes malgaches que j’admirai.

En ce moment, je travaille principalement en noir et blanc car j’aime le côté mélancolique des choses.

Le contraste en monochrome est un moyen d’exprimer une autre dimension cachée ou ignorée aux yeux des lecteurs.

Pour moi, 2017 a été une vraie révélation, le monde a besoin d’évoluer et les gens doivent saisir cette opportunité d’avoir en eux ces talents innés ou acquis pour s’engager et s’entraider. Il y a tellement de combats dans ce monde et pour notre part, les photographes doivent éduquer, apprendre, partager leurs photos pour sensibiliser et raconter l’histoire de l’humanité. Pour ma part, j’ai sollicité en novembre 2017, les photographes amateurs et professionnels sur un thème libre. On a pu faire un livre pdf de plusieurs pages, symbole d’une unité des photographes malgaches. Et on continuera tous les ans.

Les photographes comme Salgado, Joeyl Lawrence et ces photographes engagés partout dans le monde sont des sources d’inspiration pour les photographes qui commencent à évoluer dans ce sens. Le travail de quelques photographes malgaches est également très interessant.

Ma première exposition photo était en 2016. Une exposition où j’ai pu exprimer l’ampleur des dégâts causés par le changement climatique. Depuis le début de cette année 2018, mon travail consiste essentiellement sur l’environnement et principalement sur la sensibilisation de la population malgache sur le futur qu’elle va bâtir.

La photographie va évoluer, et nous photographes devons également évoluer. Le monde a besoin de plus de gens engagés.